Reconnaissance officielle au Pérou
Cette loi ne se limite pas à une reconnaissance symbolique : elle vise explicitement la préservation d’un élément vivant du patrimoine péruvien, au même titre que des sites archéologiques, des traditions ou des savoir-faire ancestraux.
Dans l’esprit de cette loi, le Chien nu du Pérou est reconnu comme :
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une race rare et vulnérable, (on ne reconnait pas une race a preserver par hasard)
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une race autochtone,
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une race nécessitant des mesures de conservation.
Cette reconnaissance s’est accompagnée, au fil des années, de dispositifs de protection complémentaires, notamment par l’intégration du chien nu du Pérou dans des programmes de sauvegarde culturelle, sa présence officielle sur des sites archéologiques et muséaux, et des actions de sensibilisation à sa préservation sur le territoire péruvien.
Ce statut implique clairement que la race :
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n’est pas considérée comme “banale”,
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n’est pas considérée comme totalement stabilisée,
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et qu’elle doit être préservée dans sa diversité génétique et morphologique, et non appauvrie ou mélangée.
Il s’agit bien d’une démarche de conservation et de sauvegarde, et non d’un simple hommage culturel.
Autorité de ces textes hors du Pérou
Ces textes confèrent à la race une autorité morale, éthique, scientifique et cynophile internationale incontestable.
Lorsqu’un État reconnaît officiellement une race animale comme patrimoine national vivant et comme race à préserver, cela établit :
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son origine indiscutable,
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son statut de race rare ou vulnérable,
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la nécessité de pratiques responsables et conservatoires, y compris à l’étranger.
Ce principe est largement reconnu pour d’autres races autochtones dans le monde (Basenji, Akita inu, Xolo, races autochtones nordiques). Le pays d’origine fait référence en matière :
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d’histoire de la race,
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de légitimité culturelle,
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de logique de conservation.
À ce titre, les éleveurs étrangers ont une responsabilité éthique lorsqu’ils travaillent cette race. Même en dehors de toute contrainte juridique, ils ne peuvent raisonnablement ignorer :
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le statut patrimonial de la race,
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sa rareté réelle,
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sa fragilité génétique,
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ni les enjeux de conservation reconnus officiellement par le pays d’origine.
Cette responsabilité concerne notamment :
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les choix de reproduction,
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le respect de la typologie, la psychologie du chien, historique,
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la préservation des variétés naturelles existantes,
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l’évitement de pratiques susceptibles d’affaiblir une race déjà reconnue comme rare.
Responsabilité des clubs et instances cynophiles
Cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les éleveurs, mais également sur les clubs de race et les instances cynophiles étrangères.
Les clubs ont un rôle central dans :
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la diffusion d’informations exactes,
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la protection de la race contre les dérives,
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la cohérence des pratiques d’élevage avec les données archéologiques, historiques et scientifiques existantes.
Minimiser, nier ou ignorer le statut patrimonial et conservatoire du Chien nu du Pérou pose un problème éthique majeur, surtout lorsque ces positions influencent :
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le public,
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les futurs propriétaires,
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et les orientations de sélection.
Il est également légitime de s’interroger lorsque des pratiques controversées sont tolérées ou encouragées au nom de logiques extérieures à la conservation de la race, alors même que celle-ci est reconnue comme rare et protégée dans son pays d’origine.
Une responsabilité collective
Le Chien nu du Pérou n’appartient pas à un individu, à un élevage ou à un club.
Il appartient à une histoire, à une culture, et à un patrimoine vivant qui dépasse largement les frontières.
Même sans contrainte juridique directe, le statut officiel accordé par le Pérou impose à tous les acteurs de la race, éleveurs, clubs, juges, passionnés, une exigence morale et éthique :
celle de travailler dans l’intérêt réel de la race, de sa diversité et de sa pérennité.
Informer, expliquer et rappeler ces faits c’est une démarche de responsabilité et de transparence, indispensable lorsqu’on parle d’une race reconnue officiellement comme patrimoine culturel et race à préserver. De facon a ce qu'elle traverse les âges comme elle l'a deja fait pour nous arriver jusqu'à aujourd'hui.

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